Valentine Paley
Danseuse et chorégraphe
Valentine Paley
Danseuse et chorégraphe

Valentine Paley

Danseuse, chorégraphe, mais aussi organisatrice d’événements, professeure de yoga, médiatrice, militante et même maraîchère : Valentine Paley est l’une de ces figures veveysannes immanquables. Membre fondatrice de RATS en 2009, programmatrice et coordinatrice de PictoBello entre 2012 et 2022, elle crée et danse à travers l’association Fréquence Moteur, qu’elle a créée en 2014.

Valentine nous accueille au Théâtre de l’Oriental, un lieu de travail et de représentation qu’elle chérit particulièrement, en plus d’être l’une des institutions phares du quartier veveysan dans lequel elle habite, pour nous parler de son parcours et de ses projets.

Après avoir passé toute son enfance à l’Ecole de danse Christine Koenig, Valentine se forme ensuite auprès de la Cie Le Marchepied à Lausanne, tout en faisant un Bachelor en lettres modernes à l’UNIL. Elle est ensuite partie à Toulouse pour étudier au CDC – Centre de Développement Chorégraphique. Elle a acquis dans ces branches académiques de nombreuses connaissances transversales qui nourrissent encore aujourd’hui sa création artistique.

Valentine est une artiste engagée et enthousiaste, qui s’intéresse et s’investit dans de nombreux projets liés à des questions sociales telles que l’écologie, le féminisme et l’inclusion. On peut citer notamment le projet de recherche-action /frîa/, mené avec Margaux Schwab, son engagement pour la grève féministe ou encore l’organisation des performances Hors Lits, rassembleuses et intimistes et prônant un « circuit court », même au niveau artistique.

« L’associatif culturel, ce n’est pas seulement de l’artistique, ça déborde sur des thématiques humaines, sociales et politiques. Donc je danse, mais en tant qu’artiste qui n’est pas imperméable à la santé sociale de la ville. »

Elle reste consciente également que la danse comporte son lot de discriminations et de violences, un paradoxe qui l’occupe beaucoup. Elle met donc un point d’honneur, à travers sa pratique, à faire ressentir à touxtes sans distinction d’âge, de genre, de capacités ou de classe, et à appliquer et transmettre une pratique de la danse fermement émancipatrice :

« Danser, c’est s’approprier son corps, prendre de l’espace, exister pleinement telles que nous sommes. »

Avec sa vision et son parcours transdisciplinaire, Valentine collabore souvent avec des artistes issu·e·x·s d’autres domaines, notamment des musicien·ne·x·s et des auteur·ice·x·s. Toute cette année, elle a d’ailleurs travaillé sur une toute nouvelle création où s’entremêlent danse, récit et musique live.

Intitulée « Se réjouir de bricoler une proposition pour le reste du monde », cette pièce imaginée à partir d’un texte original de l’autrice Phoebe Hadjimarkos Clarke met en scène un conte surréaliste et troublant. À découvrir du 3 au 8 novembre à La Grange de Dorigny, en partenariat avec le Festival Ecotopiales de l’UNIL.

Crédits

Réalisation : societe-ecran media
Images : David Gross, Alexandre Bugnon
Interview : Elena Gilardoni
Photos : Sébastien Agnetti
Production : Culture Vevey